Le MOT du DOYEN

 
 

 

Et après …

       Après la fête de Pâques, nos communautés paroissiales ont célébré les premières
communions des enfants de 8-9 ans. Recevoir pour la première fois Jésus le Pain de Vie, après
trois années de préparation, sous la houlette de nos catéchistes et des parents qui se sont
engagés sur le chemin du témoignage et de l’annonce de la Bonne Nouvelle.
      
       Dans quelques jours, lors de la fête de la Pentecôte, Monseigneur Rémy Vancottem
confirmera les 29 jeunes qui se sont préparés pendant deux ans. « Sois marqué de l’Esprit saint le
don de Dieu ! » « L’Esprit de vérité qui nous conduira vers la vérité tout entière. » L’Esprit qui nous
donne la force, le courage, la patience pour annoncer en paroles et en actes ce dieu qui nous aime
et qui nous appelle à aimer. Jésus qui nous dit et qui nous redit sans cesse : « Courage, n’ayez
pas peur. »
       C’est pour nous l’occasion d’exprimer un grès cordial merci à nos responsables de la
catéchèse et aux nombreux parents et grands-parents pour ce qu’ils ont apportés, pour ce qu’ils
ont témoigné, pour ce qu’ils ont semé. Toutes ces graines de vie promises à une riche moisson.

       Peut-être qu’aujourd’hui, certain(e)s se disent : le parcours est terminé. Nous avons fait
tout ce qu’il fallait. Mais mes amis, nous savons bien que vivre l’amour, témoigner l’amour, amour
de Dieu et des hommes, ce n’est jamais fini. C’est toute la vie qu’il nous faut aimer. Et comme
nous le dit Saint Jean dans sa première épître, « il ne faut pas aimer seulement en paroles mais
en actes et en vérité. »
Nous ne devons pas oublier ce que deux jeunes nous rappellent sans cesse :
Bernadette Soubirous qui a vu la belle dame à Lourdes : « ce qui compte c’est d’aimer. »
Thérèse de l’Enfant Jésus : « ma vocation c’est l’amour. »
Deux jeunes saintes qui, comme l’ exprimait un enfant au catéchisme quand le prêtre demandait
ce qu’est un saint, il répondit : « c’est comme le vitrail, il laisse passer la lumière de Dieu. »

       Après des fêtes, nous devons toutes et tous, petits et grands, enfants, jeunes, adultes,
parents, enseignants, prêtres, catéchistes, … nous poser simplement la question : Et après …?
Oui, comment poursuivre, comment vivre en chrétien dans le monde bien complexe dans lequel
nous vivons ?
Je crois qu’il faut d’abord se rappeler qu’être chrétien c’est vivre en communauté et pas seul sur
son île, vivre ensemble, avec d’autres.
Se rappeler aussi ce qu’un père de l’Eglise, Tertullien, proclamait au deuxième siècle : « on ne naît
pas chrétien, on le devient. »
       Alors, comment vivre notre foi au quotidien?
       Il n’y a pas de livre de recettes. Je vous propose simplement quelques idées.
       C’est à chacun (seul ou en groupe) de réfléchir à cette question en famille, à l’école, en
mouvement, en équipe…

. Nourrir sa foi régulièrement par les partages et les lectures de la Bible.
. Consacrer chaque jour du temps pour la prière. (Je pense à RCF qui, au fil de la journée,
propose des temps de prières, de réflexions.)
. Participer à l’eucharistie dominicale. Recevoir l’eucharistie.
. S’interroger au quotidien de la cohérence de nos paroles avec nos actes.
. S’engager concrètement au service de la communauté paroissiale (catéchèse, animation, service
d’aide, de partage, service d’église, secrétariat, solidarité.)
. Etre attentif aux grandes questions du monde : Paix, Justice, Droits de l’homme… et s’y engager
concrètement.
. Etre semeur de fraternité et de paix, à notre niveau.
. Comment être homme, femme, enfant, jeune, adulte de prière, de contemplation et d’action ?
C’est en se donnant qu’on s’accomplit. Comme le disait le Père Ceyrac, missionnaire jésuite,
« tout ce qui n’est pas donné est perdu. »

       Ce ne sont là que quelques pistes de réflexion.
       N’oublions pas aussi, comme l’exprimait une réflexion au pied d’un vieux calvaire à la
croisée des chemins dont le Christ n’avait plus de bras : « Le Christ n’a d’autres bras que les
tiens. »

       Chaque jour Jésus nous pose une question très simple. Si chacun y trouve une réponse
alors il saura comment vivre sa foi au quotidien et quelle est sa mission au sein de la paroisse
mais aussi au milieu du monde, au service de tous les hommes, chrétiens ou non.
      
       La question est simple :
       «  Pour toi, pour vous, qui suis-je ? »



J-C PIVETTA,
Doyen de Bastogne