Le MOT du DOYEN

 
 

 

En route …

Les vacances se terminent et les premiers signes d’une nouvelle année pastorale se dessinent.
Nous vivons dans un monde en pleine mutation, en pleine transformation.
Bien des situations politiques, économiques, sociales nous interpellent, nous bouleversent, … nous font peur.
C’est dans ce contexte de mouvance,  de turbulence que nous devons nous situer en, tant que chrétiens afin d’offrir à nos contemporains les conditions favorables à une rencontre de chacun avec le Christ.
Lors du 20e dimanche ordinaire C , l’évangile nous a proposé les paroles de Jésus : « Je suis venu apporter le feu sur la terre ! Pensez-vous que je sois venu apporter la paix dans le monde ? Non. Je vous le dis, mais plutôt la division ! » (Lc., 12, 49-50)
Celui ou celle qui veut être disciple de Jésus n’a pas facile. Vivre en chrétien, c’est souvent, comme dit l’évangile,  oser la différence, oser la division.
Il n’est pas facile de ne pas suivre la mode, de prendre ses distances par rapport à la mentalité générale.
Il est beaucoup plus difficile de parler de douceur que de violence, de partage que de rendement. Il n’est pas facile de parler de prière, d’adoration, de silence, de recueillement dans le tohubohu de notre monde.
Pour être chrétien, il faut un terrible feu intérieur. Etre chrétien, c’est être un peu révolutionnaire, savoir ramer à contre-courant.
Notre mission première est d’annoncer et de servir l’évangile, cette bonne nouvelle de l’amour de Dieu pour tout homme et pour tous les hommes.
Au début d’une nouvelle année pastorale, nous devons adopter un regard évangélique sur la réalité.
Il nous faut revenir à l’évangile, seul, en équipe, en groupe. Il faut nous laisser travailler par l’évangile. Comme le disait le Père Philippe Bacq et bien d’autres, c’est là « le coeur d’une pastorale d’engendrement.  Revenir aux paroles, aux mots de Jésus, à sa façon d’être avec les femmes et les hommes qu’il fréquente, lui que nous voyons entouré de malades, d’infirmes, de pauvres, de mendiants, de publicains, d’étrangers. »
Avec le Christ, nous devons oeuvrer à mettre l’homme debout.
« Dieu vient diviniser ce que l’homme aura humanisé » disait Saint Irénée.
A nous de nous mettre en route, de mettre en oeuvre l’évangile de la tendresse de Dieu, d’un Dieu d’amour fou pour tous les hommes.
Quel beau programme pour une excellente année.


                            J-C Pivetta, doyen de Bastogne