Le MOT du DOYEN

 
 

 

 

  

VIVE LES VACANCES…

Qui pourra contredire cette affirmation ?

Depuis plusieurs semaines, nous luttons contre la covid 19.
Depuis plusieurs semaines, nous marchons accompagnés de ces règles de distanciation sociale, de lavage des mains, de port du masque …
Depuis plusieurs semaines, le conseil national de sécurité nous précise certaines consignes à vivre dans notre quotidien.

Même si nous constatons un assouplissement (je pense aux dernières mesures présentées par notre première ministre) n’oublions pas que le virus court toujours, il est toujours là et nous devons poursuivre la lutte.

Nous comprenons bien que dans ce contexte, le temps des vacances prend une coloration nouvelle, un goût nouveau.
Eh oui ! Il est bienvenu ce temps de repos pour chacun et chacune.

    Qui ne se souvient d’un camp de Patro, de guides ou de scouts, où le soir au coin du feu, au terme d’une journée bien remplie, nous retrouvions le calme, la paix du soir, la chaleur du feu et de l’amitié partagée, la richesse du silence et de la contemplation.
    Qui ne se souvient de vacances à la montagne, redécouvrant l’humilité face à la grandeur et à la majesté de ces sculptures naturelles. Animés par cette prière de louange de François d’Assise : « Loué sois-tu mon Seigneur pour frère soleil, soeur eau pour toutes les merveilles de ta créations. »
    Qui ne se souvient de ces chants, de ces rires, de ces éclats de joie, de la musique des guitares.

Et à chacune et chacun de se rappeler ces merveilleux moments de vie.

Etre présents au monde, aux autres et à Dieu avec tout cela !

Que sera pour moi, pour nous, ce temps de vacances ? Il sera ce que nous en ferons.
Ne faisons pas de ce temps béni qui nous est offert une parenthèse dans notre année.

Vivre les vacances autrement !

    Se retrouver face à soi-même.
    Prendre du recul par rapport à notre vie mouvementée.
    Marcher, contempler, partager, rencontrer.
    Se retrouver en couple, en famille, avec des amis;

Accueillir et être accueilli,
offrir et recevoir,
partager avec mon frère, ma soeur mais aussi avec Dieu.
«  A travers l’autre, Dieu me rejoint dans ma vie quotidienne.
    Accueillir l’autre, c’est laisser Dieu me rejoindre à travers un visage. »

                            Bonnes vacances.

 

 


RETROUVONS LE SENS DU DIMANCHE

Je me souviens, il y a quelques années, nos évêques nous avaient proposé une année afin de retrouver le sens du dimanche.

« Dimanche, Jour de l’homme et jour de Dieu. »

Nous venons de vivre une période difficile de confinement. Obligation de rester chez soi, fermeture des cafés, des restaurants, fermeture des écoles, fermeture des lieux de culte.

Plus de célébrations en semaine, le dimanche.
Plus de mariages, de funérailles, de baptêmes, plus de rencontres de catéchèse, de temps de prière, plus de réunions.

Pendant cette période, nous avons cherché,  et nous avons trouvé.
Grâce à la TV, à la Radio, à internet, à la presse, aux lectures, nous avons pu trouver ce qui a pu nous nourrir spirituellement en ce temps de crise.

Avec les mesures de déconfinement, petit à petit, nous retrouvons une vie normale.
Je pense aussi qu’est venu le moment de retrouver le vrai sens de la célébration dominicale. L’importance de se retrouver en communauté pour célébrer ensemble et non devant sa TV le premier jour de la semaine, le jour de la résurrection de Jésus Christ. Apporter le dimanche tout ce que nous avons vécu durant la semaine, les joies, les projets, les espérances mais aussi les peines, les souffrances, les séparations, les deuils. Oui, célébrer à partir du vécu des hommes et des femmes de notre  temps. Se nourrir ensemble de la parole de Dieu, du Corps et du sang du Seigneur.
Bien sûr, en vivant cette célébration dominicale à l’église, nous sommes en communion avec tous nos frères et soeurs retenus chez eux, en clinique, en maison de repos et qui, grâce à la radio ou la TV peuvent vivre ce temps fort et recevoir la communion grâce aux bénévoles, aux visiteurs de malades, à un membre de la famille.

Que pendant ce temps de vacances, nous n’oublions pas le sens de ce premier jour de la semaine qu’est le dimanche.

Qu’il soit tellement bien inscrit en nous que chaque semaine nous nous retrouvions ensemble pour célébrer le Christ ressuscité et vivant.

                                
J-C PIVETTA, doyen de Bastogne